Si ce tremplin n’était pas encore initié, il faudrait absolument l’initier. Réunir les jeunes autour d’une compétition musicale où chacun étalera les facultés de ses talents, « REGINA VACANCES STAR » est venu au moment où il le fallait. Après une première édition qui a marqué les esprits, l’acte 2 revient encore avec toute une panoplie de jeunes talents venus des coins du pays. L’objectif de ce tournoi de musique est de dénicher les jeunes passionnés de musique et les faire découvrir au grand public de la plus belle des manières.
Le commissariat général vient de lever le rideau en ce qui concerne l’édition 2, et ce qui sera proposé est rempli d’énormes innovations, sans oublier des jeunes talents prêts à tout donner.

Un projet sérieux pour révéler la grande star de demain
Pour bien comprendre l’esprit de l’événement, le coordinateur général de la compétition, Abdoul Latif Sankara, rappelle le concept :
« REGINA VACANCES STAR, c’est une compétition de musique karaoké qui a pour but de révéler des talents, d’accompagner la culture sous sa grande forme et, pourquoi pas, de créer la plus grande star du Burkina. À la première édition, nous avons fait nos preuves. La lauréate a été bien accompagnée et les prix ont été donnés comme il se doit, ça n’a pas été du fiasco. Aujourd’hui, je sais que le public s’attend à ce que la chose soit encore meilleure et qu’on monte encore d’un cran », rassure le coordinateur général.

Une compétition ouverte et internationale
Cette année, ils sont 16 candidats (contre 25 l’an dernier) à se lancer dans l’aventure. Ils seront répartis en deux poules. Parmi eux, on compte au moins trois nationalités : le Burkina Faso, le Togo et le Tchad. Un choix assumé par les organisateurs qui prônent le vivre-ensemble et l’intégration. Pour l’équipe d’organisation, le Burkina Faso reste une terre d’accueil et de paix. À partir du moment où une personne vit ici et choisit de s’y installer, elle est la bienvenue pour participer. La compétition se veut crédible du début à la fin, avec le soutien fidèle de ses partenaires.
Une moto et un accompagnement à la clé
Pour récompenser les efforts des candidats, le grand vainqueur ne repartira pas les mains vides. Le premier prix comprend : Une moto garantie, un accompagnement musical complet pour la production de son projet. Pour évaluer le niveau dès le départ, le comité a choisi trois titres incontournables : « I love my lady » de Floby pour les hommes, « Rakiré » de Miss Tanya pour les femmes, ainsi que « Ce n’est que ma voix » de Mys, imposée à l’ensemble des candidats.

Les critères du jury : impartialité et conseils de pros
Le jury l’assure, le jugement se fera dans la plus grande transparence avec une évaluation globale sur un total de 100 points. Pour départager les candidats, les juges prendront en compte plusieurs critères essentiels : la justesse vocale, la maîtrise du rythme, l’interprétation et les émotions transmises, la présence scénique et l’assurance, le choix du titre avec la maîtrise du texte, l’interaction avec le public, ainsi que la tenue vestimentaire. Un des membres du jury, engagé notamment pour la cause environnementale et la « musique verte », tient à rassurer les candidats :
« Nous ferons tout ce qui est en notre pouvoir pour être totalement impartiaux et permettre aux candidats d’être vraiment à l’aise sur scène. »Son conseil principal aux participants ? **Rester simples et détendus : « Ce qu’on leur demande, c’est d’être relax sur scène. Avoir confiance en leur travail, mais sans excès de confiance. Il faut aussi respecter le public en face de vous, car c’est comme ça qu’on réussit à le toucher et à l’amener avec soi. »

Des candidats motivés à bloc
Du côté des participants, l’impatience et la détermination se font sentir. Solo, étudiant à l’Université Joseph Ki-Zerbo, explique que la musique est sa façon de transmettre ses émotions et qu’il participe pour acquérir de l’expérience scénique en vue de devenir artiste plus tard, tandis que Kologo Micheline, passionnée depuis l’enfance, se dit totalement prête et convaincue qu’il suffit d’écouter et de travailler dur pour réussir dans cette aventure. Même pour les candidats étrangers qui doivent parfois chanter dans des langues locales qu’ils maîtrisent moins, l’enthousiasme reste intact. Avec un peu de travail et quelques réglages, tous comptent bien tout donner.
La compétition débutera le 29 août prochain et va se dérouler pendant un mois entier. Un mois de musique, de passion et de découverte pour la jeunesse. Que le meilleur gagne !
Par Hervé ILBOUDO lemergence culturelle.com