Reconnaissance et valorisation : les DJ burkinabè ont désormais leur propre cérémonie de récompense avec les « Burkina DJ Awards »‎‎

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Pendant très longtemps, les disc-jockeys (DJ) ont traîné une mauvaise image. On les prenait souvent pour des personnes sans avenir, des désœuvrés ou même des délinquants. Pourtant, ce sont leurs mains et leurs platines qui font bouger les maquis, les boîtes de nuit, les bars, les espaces culturels et les grands festivals du pays. En cette année 2026, les acteurs du secteur ont décidé de changer la donne et de donner à ce métier le respect qu’il mérite. C’est ainsi qu’est née la toute première édition des « Burkina DJ Awards ».‎‎

Pilotée par d’anciens DJ, des artistes-chanteurs et des professionnels de la nuit, cette initiative veut sortir les DJ de l’ombre et célébrer leur travail à sa juste valeur. L’équipe d’organisation travaille d’arrache-pied pour offrir au public un événement fort et crédible.

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Redonner du respect au métier de DJ

‎‎L’objectif principal des « Burkina DJ Awards » est de valoriser les DJ et soutenir la musique burkinabè. Pour le commissaire général, Mohamed Sidibé alias Mister. Melo, l’esprit de cet événement est d’abord de réunir la famille des platines : « Les DJ font partie des maillons essentiels de la promotion de la culture burkinabè. À travers les Burkina DJ Awards, nous voulons fédérer tous les DJ et passer le même message : la culture burkinabè, c’est l’affaire de tous ».‎‎

Il rappelle aussi qu’il s’agit d’une cérémonie de reconnaissance et non d’un concours : « C’est une cérémonie de récompense, pas un concours avec des affrontements entre DJ. Ça va donner plus de visibilité aux acteurs et permettre aux DJ de prendre la place qu’ils auraient dû avoir depuis longtemps ».‎‎

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L’organisateur Ablo insiste lui aussi sur la passion et la volonté de faire évoluer le regard de la société sur cette profession : « Le métier de DJ, c’est d’abord l’amour du métier. Nous voulons que le DJ soit reconnu comme un artiste à part entière, comme cela se fait partout ailleurs dans le monde, en Europe ou aux États-Unis ».‎‎

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Neuf catégories pour honorer tous les talents

‎‎Pour que chaque spécialiste de la platine s’y retrouve, les organisateurs ont pensé à l’ensemble du milieu de la nuit. La cérémonie récompensera les talents des discothèques et des espaces de sortie avec les prix du Meilleur DJ club, du Meilleur DJ Bar Dancing, du Meilleur DJ Bar climatisé et du Meilleur DJ Bar Dancing & Rooftop. L’événement n’oublie pas les grands rassemblements publics et les médias en mettant en compétition le Meilleur DJ Festival et le Meilleur DJ Radio. L’ambiance et la touche féminine sont aussi à l’honneur grâce aux trophées du Meilleur DJ féminin, ainsi que du Meilleur DJ Atalakou et Parolier. Enfin, pour couronner le tout, le titre le plus convoité de la soirée récompensera le Meilleur DJ de l’année.‎‎

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Des ambitions pour l’avenir : l’intégration au BBDA en ligne de mire

‎‎Au-delà de cette fête et de cette plateforme de mise en lumière, les organisateurs visent encore plus loin. Lors d’un bref échange sur les ambitions secrètes des « Burkina DJ Awards », le comité d’organisation a rassuré le milieu : un grand chantier est déjà en préparation pour les années à venir. L’équipe travaille en effet à faire intégrer les DJ en tant que membres à part entière du Bureau Burkinabè du Droit d’Auteur (BBDA). Des négociations sont actuellement menées entre les deux parties afin de trouver la bonne formule, ce qui constituerait une victoire majeure pour la reconnaissance juridique et financière de ces artistes.‎‎

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Un processus de sélection sérieux et équitable‎‎

Pour désigner les vainqueurs, l’organisation a mis en place un collège indépendant composé de connaisseurs et de passionnés de la nuit. Des fiches d’évaluation ont été transmises à des personnes-ressources et à des habitués des points chauds pour repérer les meilleurs profils. Pour faire de la place aux jeunes talents, les organisateurs ont même décidé d’écarter certains anciens déjà bien installés. Ablo l’explique en toute sincérité : « On a volontairement mis de côté certains grands noms. Il faut penser à la génération qui arrive et qui a besoin d’être encouragée ».‎‎

Chaque catégorie compte 4 nominés, sauf la catégorie reine du Meilleur DJ de l’année qui en rassemble 6. Le choix final se fera en combinant deux éléments : le vote des fans sur les réseaux sociaux, qui compte pour 40 %, et la note d’un jury de spécialistes, qui compte pour 60 %. Tout est prêt pour faire de cette première édition une grande fête de la musique burkinabè le vendredi 18 septembre prochain dans l’enceinte du CENASA.

Hervé ILBOUDO lemergenceculturelle.com

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