Une nouvelle édition du « Festival pour la Promotion de la Culture et de l’Art » (FEPAC) vient de se refermer sur une note très positive. Avec une multitude d’activités et un programme artistique XXL, cette édition a tenu toutes ses promesses en Italie. Au fil des ans, le FEPAC s’est imposé comme l’un des événements les plus importants sinon le plus grand pour faire briller la culture burkinabè hors de ses frontières.Des organisateurs au charbon malgré le manque de moyens
Pour réussir un tel pari, le comité d’organisation ne ménage pas ses efforts. Chaque année, l’équipe bosse dur pour que le festival se déroule sans accroc et laisse des souvenirs inoubliables dans la tête des visiteurs. Ce résultat est d’autant plus fort que le contexte reste très compliqué. Trouver du budget, convaincre des partenaires ou dénicher de vrais investisseurs relève souvent du parcours du combattant. Pourtant, malgré ces galères financières répétées, l’événement ne stagne pas : il franchit un nouveau palier à chaque rendez-vous.

Transmettre le savoir avec Petit Jeano
Cette année, le « FEPAC » n’a pas fait que du spectacle. Le festival a franchi un pas de plus en proposant un volet formation indispensable pour les passionnés de musique. Une masterclass spéciale a été organisée autour d’un sujet concret : « Composition et programmation de la musique africaine ». Animée par Petit Jeano, cette rencontre a offert un vrai cadre d’apprentissage pour les participants. L’objectif était clair : partager les connaissances, affiner la technique et aider chacun à faire mûrir ses compétences pratiques. Une belle touche d’innovation qui montre la volonté du festival d’apporter un plus à la communauté artistique.

Des têtes d’affiche et du bon son pour tous les publics
Sur la grande scène, la direction artistique s’est donnée les moyens de marquer les points en proposant un programme pensé dans les moindres détails pour faire vibrer le public, peu importe ses goûts musicaux. Du rap à l’afrolove, en passant par le style tradimoderne, la musique urbaine et le folk, tout le monde y a trouvé son compte, d’autant plus que de grands noms de la musique burkinabè comme Tanya, Melkior, La Diva et Wendy ont fait le voyage jusqu’en Italie pour assurer le spectacle. Sur place, ces artistes ont assuré le show et ont créé une vraie proximité avec les spectateurs venus nombreux pour l’occasion.

Un mot de remerciement et cap sur 2027
Comme à son habitude, le « FEPAC » n’a pas oublié ceux qui l’aident à tenir debout. Le comité d’organisation a remis des attestations d’honneur pour saluer publiquement l’engagement des partenaires. Un geste simple mais essentiel pour remercier tous ceux qui soutiennent l’émergence de la culture du Burkina Faso. L’édition actuelle à peine terminée, les yeux sont déjà tournés vers la suite.
Le rendez-vous est officiellement pris pour 2027 à Brescia, toujours en Italie, pour le 5ᵉ acte du festival qui s’annonce déjà chargé en nouveautés.
Par Hervé ILBOUDO lemergenceculturelle.com
