Au panthéon des événements vivants qui attirent tant de monde par leur originalité, leur engouement et leur intérêt auprès des populations, le « Festival Cinévillage de Kouila » a su se faire une place de choix dans la liste restreinte. Après 11 éditions, le 12e acte vient marquer les esprits de la plus belle des manières, avec une cérémonie inaugurale qui a tenu toutes ses promesses. Réunissant des autorités administratives, des partenaires stratégiques, la presse nationale et une population mobilisée en masse, le festival a choisi de placer cette édition sous le signe de l’urgence :« Cinéma et Environnement ». Plus qu’un simple intitulé, ce thème se veut une réponse directe aux mutations climatiques qui bouleversent le quotidien des communautés rurales.

Le parrain de cette édition, Monsieur Abdoulaye Ouédraogo, Président du Conseil d’Administration du SPONG, a pris la parole pour saluer la pertinence d’une telle initiative. Pour lui, le grand écran dépasse largement le cadre du divertissement.
« Le cinéma n’est pas seulement des films à regarder ou une simple contemplation d’images ; c’est avant tout une rencontre entre les hommes et les femmes. Nous savons qu’aucune cité, ni aucun village, ne peut se construire sans la cohésion sociale et la paix. Nous voyons le cinéma comme le levier par excellence de cette cohésion, de l’autonomisation et de la création de richesse », a-t-il déclaré avec conviction.
Poursuivant son allocution, il a souligné l’alignement parfait entre les objectifs du festival et les aspirations de développement de la région. Selon lui, les promoteurs du Festival Cinévillage de Kouila œuvrent concrètement pour transformer cette vision en réalité tangible, faisant de la culture un moteur de croissance économique locale.

Par ailleurs, M. Ouédraogo a réitéré son soutien indéfectible à l’équipe d’organisation : « Nous rassurons le comité que, tant que nous serons ensemble, nous ne ménagerons aucun effort pour les soutenir. Notre ambition est que cette croisade culturelle demeure durable et s’inscrive dans le temps, pour toujours. »

À sa suite, le co-parrain, Monsieur Nelson Congo, Directeur Général de CSR Africa et Ambassadeur de la Culture et du Tourisme responsables, a axé son intervention sur la nécessité de territorialiser les politiques environnementales.
« Que ce soit au niveau national ou international, on élabore des politiques publiques sur l’environnement et le climat, mais ces politiques parviennent rarement jusqu’aux communautés à la base. Si le festival, à travers son promoteur, a eu l’idée de montrer comment les actions de développement durable doivent être menées sur le terrain, il est de notre devoir, en tant que cabinet travaillant sur la Responsabilité Sociétale des Entreprises (RSE), d’accompagner une telle démarche », a-t-il expliqué.
M. Congo a précisé que cet engagement n’était pas un acte isolé, mais le début d’un partenariat de longue durée. « C’est pourquoi, dès que le premier responsable est venu vers nous, nous avons décidé de l’accompagner sans réserve. Ce n’est pas un soutien pour aujourd’hui seulement ; nous nous préparons déjà pour l’édition prochaine et les suivantes », a-t-il promis.
Il a enfin rappelé la mission maîtresse de CSR Africa, qui lie intrinsèquement gouvernance, environnement et économie. Pour lui, ce que Cinévillage a réussi à mobiliser ce soir est l’expression parfaite de cette convergence de responsabilités, renforçant ainsi la confiance entre les acteurs du développement et les populations.

L’ouverture officielle passée, le festival bat son plein dans une atmosphère électrique. Les projections en plein air et les débats attirent non seulement les habitants de Kouila, mais aussi ceux des quartiers et villages environnants. Le pari semble réussi pour le comité d’organisation : faire du cinéma le miroir des enjeux écologiques tout en restant un moment de fête inoubliable pour la communauté.
Par Hervé ILBOUDO L’EmergenceCulturelle.com
