FESTICITÉ 2026: Pluie ou beau temps, le festival maintient son cap au mois de l’août culturel.

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Pluie ou beau temps, le Festicité maintient son cap au cœur de l’août culturel‎Après cinq éditions réussies, le « FESTICITÉ » effectue son grand retour pour un 6e acte plein de maturité et d’innovations. Bien plus qu’un simple rendez-vous festif, cet événement s’impose au fil des ans comme la référence culturelle et sociale de la Cité de l’Avenir et de l’ensemble du secteur 43. Malgré des moyens financiers limités, le comité d’organisation ne laisse rien au hasard. Au programme cette année : des panels, des formations, une rue marchande, un espace de rafraîchissement, sans oublier un grand plateau artistique qui fait une place d’honneur aux vétérans de la musique burkinabè.

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La bénédiction des coutumiers et l’appel à l’unité

Dès le lancement, la dimension sociale et coutumière a été marquée par la présence de l’envoyé de Sa Majesté Kimteng Wedrang Naaba. Venu apporter le soutien de Sa Majesté, le représentant a rappelé l’engagement du chef depuis les premières heures du festival :‎‎

« Sa Majesté nous a envoyés pour accompagner les initiateurs. Ce qui motive Kimteng Wedrang Naaba depuis le début, c’est que c’est un événement qui rassemble la jeunesse. Il faut que les jeunes soient à l’écoute et soumis pour accompagner le pays avec intégrité et honnêteté. Que tu sois Bendré, mossi Gourounsi, Peulh ou Bissa, quelle que soit ton ethnie, nous devons être unis et former un seul peuple, car nous sommes tous des burkinabè

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Relayant les bénédictions du chef pour la longévité de l’activité, il a exhorté les organisateurs à parler d’une seule voix pour faire grandir le projet, garantissant un accompagnement durable de Sa Majesté.‎

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Transmettre le flambeau et inspirer la jeunesse

Co-organisée cette année par l’association « Veneem toum bangué » aux côtés de l’équipe pionnière et de partenaires de Karpala, cette 6e édition incarne la transmission entre générations. Hugues Fabrice Taïta, vice-président de « Veneem toum bangué », explique la genèse du projet :‎« L’idée de départ était de garder les enfants de la cité dans la fraternité. Le projet a grandi parce que d’autres personnes venues d’ailleurs se sont jointes à l’initiative. On s’est dit qu’au lieu de limiter cela à la Cité de l’Avenir, il fallait l’ouvrir pour donner de l’espoir aux jeunes du quartier et d’autres secteurs. On peut commencer un petit truc, et demain ça grandit. »

Cette dynamique s’inscrit dans un passage de témoin naturel. Les fondateurs, aujourd’hui en retrait, deviennent des parrains et des investisseurs, tandis que la nouvelle vague prend le relais et prépare déjà les plus jeunes aux tâches organisationnelles.‎

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Entrepreneuriat, formation et hommage aux anciens

Du 6 au 9 du mois, le site du festival propose une grande diversité d’activités pour tous les publics : espaces pour enfants, tournois de sport, kermesse, jeux de cartes et de dames, sans oublier le volet intellectuel et professionnel. En plus des panels axés sur la culture, l’édition 2026 met l’accent sur l’insertion professionnelle : Une formation axée sur l’entrepreneuriat est proposée aux jeunes pour les aider à lancer des activités économiques. À la clé, des stages pratiques seront offerts aux participants les plus motivés pour faciliter leur insertion.

Sur le plan musical, le festival mise sur la nostalgie et l’hommage en invitant les grandes figures de la scène nationale. Les festivaliers pourront retrouver sur scène des artistes de renom tels que IdaK Bassavé, Ahmed Smani, Marie Gayerie, Natou Baswidga ou encore Sofiano. Un défi financier relevé grâce à la compréhension et à la solidarité des artistes envers la jeunesse du secteur.‎

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La pluie n’est pas un frein : une leçon de résilience

Organisé en pleine saison des pluies, le « FESTICITÉ » assume ce choix de calendrier. Loin d’être un obstacle, les intempéries font partie intégrante de l’esprit du festival : « Les gens ont peur de la pluie, mais pour nous, un événement ne doit pas s’arrêter à cause de cela », souligne Hugues Fabrice Taïta. « Des artistes comme Kayawoto, MAS B ou Mpap ont déjà joué sous la pluie et le public est resté. C’est notre façon de montrer la résilience des jeunes. »

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Un festival ouvert à tout le Burkina

Remerciant les riverains et l’association des résidents pour leur soutien constant, l’équipe d’organisation rappelle que le « FESTICITÉ » dépasse les frontières du quartier :‎« Ce n’est pas un festival pour une seule zone, c’est un festival pour le Burkina. Nous avons des visiteurs qui viennent de Tenkodogo, de Bobo-Dioulasso et de partout ailleurs. »

L’invitation est donc lancée à toute la population de Ouagadougou et des autres villes pour venir occuper les stands, suivre les prestations et célébrer ensemble la cohésion et la jeunesse.

Par Hervé ILBOUDO lemergenceculturelle.com

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