La 4e édition du « Festival Tiébélé Guigana » s’apprête à ouvrir ses portes pour une semaine dédiée à la promotion et à la démocratisation de la culture Kassena. Pour ce faire, le commissariat général a tenu une rencontre avec la presse nationale afin de faire le point sur les préparatifs. Placé sous le thème « Notre culture comme socle de souveraineté nationale », ce rendez-vous respecte cette année encore sa traditionnelle programmation alléchante, tout en y apportant une belle touche d’innovation qui saura marquer les esprits.

Le réarmement culturel au service de la patrie
Dans un contexte national marqué par une quête profonde de dignité, le festival s’inscrit en droite ligne des aspirations du peuple burkinabè. M. Abraham Ouesséna Abassagué a tenu à rappeler l’urgence de ce combat immatériel :
« Notre pays est engagé dans une quête de souveraineté réelle, totale et non négociable. Comme le souligne le précieux manifeste de la révolution progressiste et populaire porté par le Chef de l’État, le Capitaine Ibrahim Traoré, notre nation, notre jeunesse et notre peuple ont cruellement besoin d’un réarmement culturel pour faire face aux attaques insidieuses du néocolonialisme. »
Face à ces défis, le PCO lance un appel vibrant à l’union sacrée : chaque association, chaque regroupement et chaque citoyen burkinabè est invité à conjuguer ses efforts pour soutenir la patrie, vaincre l’ennemi commun et relancer l’économie nationale dans un esprit de coexistence pacifique.
C’est précisément pour répondre à ce devoir patriotique et valoriser l’identité « Kassena-Nankana » que l’association « Zénine Titi » de Tiébélé organise cette 4e édition. Le festival se tiendra du 29 au 31 mai 2026. Portée par les fils et filles de la localité, cette initiative vise à booster le développement culturel et touristique de cette chère commune.

Tiébélé, une mine d’or culturelle mondiale
L’objectif majeur de l’événement est de promouvoir, valoriser et faire vibrer les expressions traditionnelles : contes, musiques, chœurs populaires, art culinaire, sports patrimoniaux et peintures murales.
Cette édition s’ouvre d’ailleurs sous une étoile particulièrement brillante. Grâce aux efforts conjugués du gouvernement et de la communauté Kassena-Nankana, la Cour royale de Tiébélé a été officiellement inscrite sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO. Une victoire historique pour un Burkina Faso résilient et une immense fierté locale.
Cependant, le PCO rappelle que le plus dur reste à faire : « L’UNESCO a inscrit ce patrimoine culturel, mais il nous incombe désormais de l’entretenir, de le sauvegarder et surtout d’en assurer la promotion en créant les conditions de sa visibilité. » Des manifestations d’envergure comme le Festival Guigana viennent justement appuyer cette dynamique locale, mettant en lumière une commune qui est, bien au-delà de sa cour royale, une véritable mine d’or culturelle à ciel ouvert.
Cohésion sociale et innovations littéraires
Au-delà de l’aspect festif, le festival se veut un vecteur de paix. En ces temps où les plus hautes autorités du pays se battent pour la cohésion sociale, l’événement apporte sa pierre à l’édifice en rassemblant les populations pendant près d’une semaine autour de ce qu’elles ont de plus précieux : leurs arts communs. Pour joindre l’utile à l’agréable, une grande vitrine littéraire sera dressée. Le public pourra y découvrir une exposition-vente d’ouvrages d’écrivains burkinabè, mais aussi et surtout un point de vente dédié au précieux manifeste de la révolution progressiste populaire. Une opportunité idéale pour les habitants des provinces ou les visiteurs qui peinent à se procurer ce document essentiel.

Un programme alléchant et des nouveautés majeures
Bien plus qu’un simple divertissement, cette édition propose une expérience immersive totale avec, comme grande innovation, l’aménagement d’espaces dédiés aux enfants. Le menu des festivités s’annonce spectaculaire : parades de guerriers et de troupes traditionnelles, compétitions de lutte, de tir à l’arc et de cyclisme féminin, concours d’art culinaire, soirées de contes et de danses au coin du feu, sans oublier une exposition de l’artisanat local mettant à l’honneur le célèbre « Boubou Gourounsi ». Le tout sera couronné par un grand podium musical où se produiront les plus grands noms de la scène artistique nationale.
Toutes les conditions sont réunies pour faire de cet événement un rendez-vous incontournable. Retenez bien les dates : du 29 au 31 mai 2026, rendez-vous aux pieds des collines ancestrales, dans le bois de Toumonon, pour vibrer à l’unisson avec la magnifique culture Kassena-Nankana !
Par Hervé ILBOUDO lemergenceculturelle.com
