Arrêtez tout ! Longtemps dans le silence, Tibila brise enfin le silence avec un coup bien payant. Ses admirateurs ont eu de quoi désormais à mettre sous la dent et pas des moindres. L’artiste vient de dévoiler le très attendu album « Nahouri » dans la soirée du jeudi 13 août dans l’espace culturel Noom Naaba, une première pour cette croisade après son ouverture. Ce qui fait la bonté de ce disque, c’est la variation des thématiques, la qualité lyrique et sonore et sans oublier l’incarnation du tempo parfait de Floby, en l’artiste qui lui considère comme modèle.

Un retour attendu et une grande soirée de fête
Les mélomanes et les fans de la première heure l’attendaient avec impatience. Après une période d’absence qui en a fait douter certains, Tibila a prouvé jeudi soir qu’il n’avait rien perdu de sa force créative. Dans la soirée du jeudi 13 août, l’« Espace Culturel Noom Naaba » a affiché complet pour accueillir la présentation officielle de cet album baptisé « Bayiri ». Il s’agissait d’ailleurs du tout premier grand événement musical abrité par ce lieu depuis son ouverture récente. La soirée a rassemblé collègues, amis, acteurs de la culture et fans venus nombreux pour célébrer ce moment fort de sa carrière.

Des messages de soutien au pays et aux Forces de Défense
Dans cet album de 10 titres, Tibila aborde des sujets qui touchent directement le quotidien des Burkinabè. Il parle de la jeunesse, donne du courage à la population face aux difficultés actuelles et lance un message d’espoir pour l’avenir du Burkina Faso.
« Bien avant la sortie de ce disque de dix titres, j’ai sorti des singles où se trouvait mon featuring avec Floby. Je chante la jeunesse, je parle de mon pays le Burkina Faso. J’encourage les gens à garder courage, l’espoir que demain sera meilleur compte tenu de la situation actuelle que le Burkina traverse. Nous allons vaincre, personne ne pourra nous faire bouger dans notre patrimoine qu’est le Pays des Hommes Intègres. » explique, Tibila

L’artiste réserve aussi une pensée particulière aux Forces de Défense et de Sécurité (FDS) qui se battent jour et nuit sur le terrain :
« Ce que j’ai comme paroles envers les FDS, c’est de les encourager. Jour comme nuit, elles ont sacrifié leur vie pour nous les civils, pour que le pays retrouve sa quiétude et pour notre lendemain meilleur. Je les encourage tous les jours afin qu’elles ne lâchent rien sans vaincre ; que les mânes de nos ancêtres veillent sur elles. »

À ceux qui pensaient qu’il avait abandonné la musique, Tibila répond avec beaucoup de sérénité :
« Chaque chose a son temps, nul ne peut contre la volonté de Dieu. Aujourd’hui j’ai fait un album de dix titres et ce n’est que le début d’une nouvelle aurore. »
Un album riche aux rythmes variés
L’album « Bayiri » varie les plaisirs musicaux. Entre des sonorités reggae et des rythmes zouk, Tibila montre toute sa polyvalence. L’un des morceaux phares du disque reste le titre « Sambe Remix », réalisé en collaboration avec Floby, l’artiste qu’il prend comme grand modèle.

La liste des 10 titres de l’album :
1. Burkina Faso 2
2. Bangrin daaga
3. Duni yaogo
4. Kiabi Kimi
5. Gombo a yongo
6. Je t’ai voulu
7. Sambe Remix (Feat. Floby)
8. Tuum n Yaoda
9. Suugri
10. Rogom

L’hommage chaleureux de son confrère Issouf Manem Yam
Présent lors de cette grande soirée, l’artiste burkinabè Issouf Manem Yam, ami proche et grand frère de cœur de Tibila, n’a pas caché sa joie face à la sortie de cet album. Pour lui, c’est une grande fête pour toute la musique burkinabè :
« Aujourd’hui, c’est le jour de la fête pour nous les artistes et toute la population du Burkina Faso. Cette soirée qui nous a réunis à l’espace culturel Noom Naaba est une grande joie car notre frère Tibila nous a gratifiés d’un nouvel album. Ce n’est pas un single ni un maxi, c’est un vrai album. Ce que Tibila chante, ce sont des conseils. Même si tu es un artiste et que tu prends le temps d’écouter ses chansons, tu y trouves de belles idées pour t’aider quand tu es au studio. » affirme, Issouf Manem Yam

En se remémorant leur première rencontre en 2017 au Stade du 4 août de Ouagadougou et leur voyage ensemble en Côte d’Ivoire pour l’émission « 8 mars décalé », Issouf Manem Yam a tenu à saluer la solidarité qui les réunit : « Entre moi et Tibila, c’est une histoire de grand frère. Notre première relation c’est l’amitié, puis vient le travail. Quand je veux faire quelque chose rapidement, c’est lui que j’appelle pour me conseiller. »
Avec la sortie de « Bayiri », Tibila prouve que la patience et le travail finissent toujours par payer. L’album est désormais disponible et marque le début d’une nouvelle étape très prometteuse pour sa carrière. Comme l’artiste l’a lui-même promis à ses fans : ce qui est bon finit toujours par arriver !
Par Hervé ILBOUDO lemergenceculturelle.com