Lentement et sûrement, la Black Queen continue dans sa belle vision de véritable ambassadrice de la culture, en l’occurrence la musique burkinabè, au-delà des frontières. Chaque année, la chanteuse fait la navette entre son fief et d’autres pays africains comme la Côte d’Ivoire ou le Cameroun, et se rend même dans l’Hexagone. Récemment, elle a été invitée pour le 10e acte de la Nuit du Faso Danfani, à Paris.
L’Amazone n’a laissé aucun détail au hasard, et le public de la diaspora lui a rendu la monnaie de sa pièce avec une forte mobilisation, dans une belle atmosphère. Elle a pris goût à cet accueil et souhaite désormais que les artistes burkinabè pas seulement elle, mais de nombreux autres puissent avoir accès à des scènes à l’extérieur.

Un public au rendez-vous de la diaspora
Lors de cette dixième édition de la « Nuit du Faso Danfani » à Paris, la rencontre entre l’artiste et son public a été immédiate. Les spectateurs venus en nombre ont prouvé que la distance n’altère en rien l’attachement à la culture burkinabè.
« J’étais très heureuse de savoir que la plupart connaissaient mes chansons. En tout cas, ils étaient nombreux à reprendre mes titres avec moi et ça leur faisait plaisir de voir des artistes, surtout une artiste qu’ils écoutent depuis des années. Et ils m’ont tous demandé de revenir organiser un concert, donc c’est avec plaisir que je le referai. » a-t-elle affirmé

Un appel à multiplier les scènes internationales
Face à cet engouement marquant des Burkinabè de l’extérieur, l’artiste tire des enseignements clairs. Cette soirée parisienne démontre la nécessité pour la scène musicale du pays de s’exporter plus régulièrement afin de répondre à une demande bien réelle de la diaspora.
Selon la Black Queen, cette forte mobilisation montre que les artistes du pays devraient se produire davantage à l’étranger. Les frères et sœurs expatriés expriment un réel désir de partager ces moments en musique et de retrouver la chaleur de leur pays d’origine à travers les créations d’artistes venus de chez eux. Elle juge donc essentiel d’organiser de grands événements hors des frontières nationales pour maintenir ce lien direct avec la communauté.

Une synergie nécessaire entre artistes et promoteurs
Pour concrétiser cette ambition et installer durablement la musique burkinabè sur l’échiquier international, Nabalüm insiste sur l’importance d’une collaboration étroite entre tous les acteurs de la filière culturelle. Ce rayonnement international s’inscrit dans une dynamique déjà bien enclenchée pour la chanteuse.
« Je pense qu’il est vraiment temps que les promoteurs d’ici et d’ailleurs se donnent la main pour porter haut la musique burkinabè au-delà des frontières. L’international, c’est les artistes, et les promoteurs, et voilà, toute la population réunie. » affirme-t-elle la Black Queen.

Rappelons qu’avant de s’envoler pour la France, elle a présenté officiellement sa propre maison de production, baptisée « Karism Prod », aux hommes et femmes des médias ainsi qu’à la presse nationale. Plusieurs projets majeurs sont actuellement en préparation, notamment la sortie d’un nouvel album et l’organisation d’un grand concert géant.