Arrêtez tout ! Une nouvelle fleur a enfin éclos dans le secteur du slam burkinabè, et ce nom est tout simplement Elda Douamba. Après un premier disque, enchaîné par de nombreux singles, la jeune chanteuse et slameuse FDS a des munitions, non pas pour le front, mais pour un retour dans les charts bien fracassant. Annoncé en pompe depuis quelques semaines, il aura fallu attendre la date du 22 mai 2026 pour baptiser l’album « Flammes muettes », le sacre d’environ 18 mois de travail.

« Flammes muettes », un opus de 7 titres engagés et colorés
Émue par l’accueil de ses fans lors de cette soirée de dédicace, l’artiste a tenu à exprimer sa profonde gratitude :
« C’est la sortie de mon album « Flammes muettes » un projet qui me tient profondément à cœur et que j’ai pu réaliser ce soir grâce à vous. Je tenais à vous dire merci pour votre présence et votre soutien. C’est un album de 7 titres, très haut en couleur. »
Sur le plan thématique, l’œuvre explore des sujets variés avec une forte charge sociale et patriotique.« J’y chante principalement la femme ; j’ai beaucoup parlé de la condition féminine dans cet album, mais aussi des difficultés que traverse mon pays. Je rends également hommage et apporte mon soutien aux FDS (Forces de Défense et de Sécurité) et aux VDP (Volontaires pour la Défense de la Patrie). Je les soutiens à ma manière, à travers les mots », a expliqué la slameuse.

Le titre de l’opus, quant à lui, résonne comme une métaphore de sa force intérieure : « Flammes muettes », c’est pour dire que c’est un feu qui brûle en moi. J’essaie d’extérioriser ce que beaucoup de gens ne peuvent pas exprimer. Moi, j’ai les mots, alors que d’autres n’ont pas ce pouvoir. J’essaie donc de porter tout haut ce que beaucoup pensent tout bas. »
L’album est d’ores et déjà disponible sur YouTube, ainsi que sur clés USB au prix unitaire de 5 000 F CFA. Par ailleurs, Elda Douamba donne déjà rendez-vous à ses mélomanes le 16 octobre prochain pour son tout premier concert live dans la mythique salle du « CENASA ». « Mon vœu pour ce concert est que le public me soutienne comme il l’a fait ce soir. C’est un spectacle live qui me tient à cœur et je compte sur la mobilisation de tout le monde pour que la salle soit comble », confie-t-elle.

Un accouchement dans la douleur, mais un résultat de qualité
Derrière cette œuvre majeure se cache un long parcours de combattant, comme l’a rappelé Kientega Wendvenem Constant Rodolphe, membre de l’équipe managériale de l’artiste et chargé de la communication presse et médias :
« C’est un album qui, comme elle l’a si bien dit, est le fruit de plusieurs réflexions et de passions. C’est un honneur pour nous aujourd’hui de le dédicacer et de le présenter au grand public. Cependant, l’enregistrement a été très compliqué : près d’une année et demie de tracasseries. Les difficultés sont connues, elles sont principalement financières, quand on sait le coût qu’il faut réunir aujourd’hui pour produire un album de qualité. Mais avec beaucoup d’abnégation, nous avons frappé à toutes les portes et nous remercions ceux qui nous ont ouvert les leurs. »
Le chargé de communication a profité de l’occasion pour lancer un appel vibrant aux professionnels des médias : « “Flammes muettes” est désormais entre vos mains, hommes et femmes de médias. Nous souhaitons que vous le ventiliez pour qu’il puisse faire le tour de la terre, car il porte des messages de paix, de sensibilisation et des ondes qui pourraient apporter un plus de couleurs à ce monde. »

Un soutien de poids pour la culture et la gent féminine
Parmis les personnalités venues célébrer ce baptême artistique figurait Maître Cheick Hadj Ismaël, plus connu sous le nom de Bolaly (ou Papa Hadj / Papa Bolaly). Invité d’honneur de la cérémonie, il n’a pas caché son admiration pour le cadre et pour la performance de l’artiste :
« Je découvre un endroit époustouflant, superbe d’ailleurs. Tant sur le plan personnel que culturel, tout s’est bien passé. L’album « Flammes muettes » est riche de sens, de vertu et d’inspiration. Que dire de plus ? L’armée a encore frappé fort ! »
Preuve de son engagement indéfectible envers la jeune slameuse, l’immense n’a pas hésité à bousculer son agenda professionnel : « Je devais être à Bobo-Dioulasso, mais j’ai annulé mon départ pour un autre spectacle afin d’être présent aujourd’hui et soutenir ma fille, Elda Douamba. Il faut encourager la gent féminine, parce que tout ce qu’elles font, elles le font avec amour et sans faille. Rien ne m’aurait empêché d’être ici ce soir pour lui apporter ma force. »
L’album a été accueilli par de belles âmes qui n’ont ménagé aucun effort pour soutenir la jeune slameuse. Nombreux sont ceux qui ont offert des supports prestigieux tels que : Diamant à 300 000 Fcfa, Or à 200 000 Fcfa, Argent à 150 000 Fcfa et Bronze à 150 000 Fcfa.
Booking : +226 68 56 26 11 / 55 17 52 86
Par Hervé ILBOUDO lemergenceculturelle.com
