Kouila : « Le Festival Cinévillage » lance sa 12e édition sous le signe de l’environnement et de l’enfance

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Depuis ses premières heures, le « Festival Cinévillage de Kouila » a affiché clairement ses grandes ambitions de faire de la province de Bassitenga la prochaine destination culturelle. Des innovations par-ci, des activités majeures par-là, aucun détail n’est omis durant ces 11 éditions précédentes pour attirer les regards. Ce n’était donc pas la 12e édition qui allait déroger à cette règle de l’art.

Annoncée en grande pompe depuis des mois, la 12e édition a officiellement ouvert ses portes le jeudi 7 mai 2026 après une brillante cérémonie inaugurale. C’est dans une ambiance chaleureuse, aux portes de Ouagadougou, que le Festival Cinévillage a repris ses droits. Pour cette 12e édition, l’événement confirme sa maturité et son ancrage rural. Malgré l’absence d’électricité sur le site, obligeant l’organisation à fonctionner avec des groupes électrogènes pour offrir des projections en plein air, l’enthousiasme est resté intact.

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Cette année, le festival marque un tournant en ouvrant un espace dédié aux plus jeunes. Une volonté de justice culturelle selon Bertrand Ilboudo :  « En milieu urbain, des événements d’une telle envergure permettent aux enfants de se distraire et de participer à la culture. En milieu rural, il n’y avait rien pour les réunir », explique-t-il.

L’innovation ne s’arrête pas au simple divertissement. Le festival a mis en place des ateliers créatifs où les écoliers ont confectionné leurs propres costumes pour un carnaval, ainsi qu’un atelier environnemental. L’objectif est clair : donner aux enfants les outils nécessaires pour protéger la nature, en parfaite adéquation avec la thématique de l’année.

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Après une 11e édition consacrée à la jeunesse et à l’agriculture, le festival s’attaque cette année au binôme « Cinéma et Environnement ». Pour le promoteur, ce choix s’imposait : « Qui dit agriculture, dit ressources naturelles et protection de la terre. C’était un thème inachevé ; nous l’avons complété cette année pour sensibiliser les populations à la préservation de notre cadre de vie. »

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‎Le festival ne se limite plus à la population locale. Il devient un lieu de ressourcement pour les citadins. « Les attentes sont immenses. Nous voyons des gens quitter la capitale pour venir découvrir ce qui se passe ici, à la porte de la commune de Ziniaré », se réjouit M. Ilboudo.

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Outre les projections nocturnes et les prestations artistiques, une nouveauté médiatique fait son apparition : un plateau télé installé en partenariat avec un média local. Ce dispositif permet de donner la parole aux festivaliers, aux autorités et aux acteurs du développement, afin de promouvoir non seulement le village de Kouila, mais toute la région du Plateau-Central.

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Si le festival grandit, les moyens peinent à suivre le rythme des ambitions. Bertrand Ilboudo ne cache pas les difficultés : « Nous avons commencé petits avec de grandes ambitions. Le défi reste financier. » Bien que le promoteur salue l’accompagnement précieux du ministère de la Culture, de l’Agence burkinabè du cinéma et de l’audiovisuel (ASBCI) et du Fonds de développement culturel et touristique (FDCT), il lance un appel pressant. Pour positionner Cinévillage comme un événement d’envergure nationale, l’appui de mécènes, de sponsors et de collectivités territoriales supplémentaires sera indispensable.‎

Quoi qu’il en soit, le rideau est levé. Jusqu’à la clôture, Cinévillage continuera de prouver que le septième art est un puissant levier d’éducation et de développement, même et surtout au cœur de nos campagnes.‎

Par Hervé ILBOUDO lemergenceculturell.com

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