Du festif au constructif : la jeunesse de Banfora invitée à redécouvrir sa culture et son tourisme

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‎‎‎Le « BADEYA », ce n’est pas seulement de la musique et de la réjouissance. Les organisateurs ont aussi voulu faire réfléchir les jeunes sur leur avenir et sur les richesses de leur pays. Vendredi 2 au matin, la salle de la nouvelle mairie de Banfora a refusé du monde lors d’un colloque spécial. Élèves, étudiants et autorités locales se sont réunis autour d’un sujet bien précis comme « Culture, tourisme et souveraineté : la jeunesse, moteur du renouveau national ».‎‎

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Une touche éducative pour la 2e édition

‎‎Pour cette deuxième édition de l’événement, le comité d’organisation a tenu à ajouter une touche éducative au programme. Yacouba Barro, président de la délégation spéciale de la commune de Banfora et patron de l’événement, explique cette décision : « Tout n’est pas que festif. Nous avons voulu intégrer une partie pédagogique cette année. Nous nous retrouvons avec des conférenciers expérimentés et une population bien mobilisée. C’est un cadre idéal pour parler de nos sites touristiques et donner de bonnes valeurs aux jeunes. »

‎‎Pour soutenir cette initiative, des livres ont été offerts à des élèves, notamment ceux du lycée municipal Jacques Toulom. Le président de la délégation spéciale a aussi tenu à remercier le Dr Soumaïla Maré, qui s’est battu pendant des semaines pour réunir les intervenants et organiser cette rencontre. Les idées sorties de cette journée aideront la mairie à mieux valoriser le patrimoine local.‎‎

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Changer notre façon de voir le tourisme‎‎

Deux interventions principales ont meublé les échanges. Le Dr Tionyélé Fayama, chercheur, le camarade Mamadou Traoré et le camarade Yacouba Goro ont animé la séance avec simplicité.‎‎ Le Dr Fayama s’est appuyé sur un constat simple, à savoir qu’il faut savoir d’où l’on vient pour savoir où l’on va. Selon lui, les jeunes doivent être les premiers à visiter et à apprécier ce qui existe chez eux : « Quand on parle de tourisme, il ne faut plus attendre les gens qui viennent de l’extérieur », soutient-il. Faire le déplacement entre Banfora et Bobo-Dioulasso pour visiter des lieux historiques ou naturels, c’est déjà du tourisme.‎

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Alors que le pays cherche à compter sur ses propres forces, le chercheur rappelle que la culture et le tourisme local offrent de réelles opportunités d’emplois pour la jeunesse. En leur parlant directement, les conférenciers espèrent donner envie aux élèves et étudiants d’investir leur énergie dans la protection et la promotion de leur propre patrimoine.‎

Par Hervé ILBOUDO lemergenceculturelle.com

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