Du silence à la lumière : Lacartouch signe son grand retour avec « L’écho des inapaisés »

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‎‎‎Une jeune fleur a été éclot dans l’arène du slam burkinabè depuis quelques temps, dès lors, cette fleur ne cesse d’évoluer en proposant des fruits à la hauteur. Et ce sobriquet est Lacartouch connu à l’état civil Cheick Hamed Traoré. Le weekend dernier, il en a répondu à longue attente de ses admirateurs avec un projet bien réfléchi, mûri intitulé « L’écho des inapaisés ». Digne de son nom, Lacartouch n’a pas mis bas en ce qui concerne la qualité lyrics, afin de toucher encore non seulement aux âmes de ses adeptes et aussi, s’ouvrir en vers les âmes en quête d’espoir, de résilience, de la paix.‎‎

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Un miroir pour ceux qui souffrent dans le silence

‎‎Sept ans après son premier album « Appel à la nation » sorti en 2019, le slameur burkinabè Lacartouch revient sur le devant de la scène. Avec ce nouveau projet de 8 titres, l’artiste choisit de donner de la voix à toutes ces personnes qui traversent des moments difficiles en cachette.‎‎ Dans « L’écho des inapaisés », il parle de sujets vrais et touchants : la liberté, la justice, la résistance, la maladie, la mort et les combats qu’on mène tous au fond de soi. Son objectif est simple : il veut que chaque personne qui écoute l’album se retrouve dans au moins une des chansons. C’est une manière pour lui d’exprimer haut et fort ce que beaucoup gardent caché dans le cœur.‎‎

« Cet album, c’est pour faire ressortir ce que les gens n’arrivent pas à dire. Je porte la voix des personnes qui souffrent en silence, des familles qui cherchent un avenir meilleur et de cette jeunesse qui se bat pour trouver sa place », explique-t-il.‎‎

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Des chansons écrites au calme de la nuit‎‎

Pour trouver l’inspiration, Cheick Hamed Traoré écrit tard dans la nuit quand tout est calme autour de lui, un moment de solitude où il pose des mots sur la réalité des hommes à travers des titres explicites : « Freedom », qui rappelle que la liberté est un droit mais aussi une responsabilité ; « L’instant d’une vie », une chanson qui sert de miroir pour refléter le vécu des gens ; « L’invisible tueur en série », un titre évoquant les maux invisibles de la société ; « Le cri du vivant », porté par un message fort pour réveiller les consciences ; « Les braises sous la peau », dédié à ceux qui souffrent en silence mais continuent de se battre ; « Tyran invisible », son titre coup de cœur abordant le temps qui passe trop vite et finit toujours par nous rattraper ; et enfin « Dans l’attente d’une suite favorable », une pièce résolument chargée d’espoir.

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‎‎L’autoproduction par passion‎‎

Pendant la présentation de l’album, la question du modèle financier a été posée. Lacartouch a expliqué qu’il produit ses albums lui-même (en autoproduction). Au début de sa carrière, des producteurs l’avaient approché, mais ils imposaient trop de limites : impossibilité d’aller soutenir un proche ou d’aller chanter pour l’anniversaire d’un ami sans autorisation.‎‎ Pour garder sa liberté, il a préféré compter sur ses propres moyens. L’artiste gagne sa vie en écrivant et en interprétant des textes de slam sur mesure pour des événements. Ce sont d’ailleurs ces prestations privées qui lui ont permis de financer entièrement ce nouvel album.‎‎« Quand on fait quelque chose sans passion, on ne peut pas réussir. Je fais le slam parce que j’aime ça. L’autoproduction me permet d’être libre de mes mouvements et d’avancer à mon rythme », affirme-t-il.‎‎

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Un site internet et des supports pour le public‎‎Pour permettre au plus grand nombre d’avoir accès à son travail, l’artiste a lancé son site web officiel : « lacartouche.com ». Sur cette page, le public peut découvrir sa biographie, regarder ses clips, écouter ses chansons et réserver pour des prestations.‎‎ L’album y est vendu au prix de 5 000 Fcfa. Un recueil de poèmes écrit par l’artiste et intitulé « La touche d’or » est aussi disponible à 5 000 Fcfa. Lors de la cérémonie, des trophées et des disques de soutien (Disque d’or à 225 000 Fcfa, Disque de bronze à 160 000 Fcfa et Disque d’argent à 100 000 Fcfa) ont été remis pour remercier les partenaires qui l’accompagnent.‎‎

Aujourd’hui, Lacartouch compte sur le public et sur les médias pour partager cette œuvre, afin que les messages de paix et de courage contenus dans l’album atteignent le maximum de personnes.‎

Par Hervé ILBOUDO/Boris lemergenceculturelle.com

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