11e édition des « Burkina Mousso Oscars » : Contre vents et marées, la tribune de la femme burkinabè engagée tient son pari

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Malgré un contexte économique particulièrement rigoureux, marqué par la rareté des sponsors et des parrainages, le comité d’organisation des « Burkina Mousso Oscars » (BUMO) continue de franchir les obstacles. Réunissant le monde de la culture et de l’entrepreneuriat le samedi 4 juillet 2026 dans la salle des banquets de Ouaga 2000, cette 11e édition confirme la pérennité d’un rendez-vous majeur qu’il aurait fallu inventer si d’aventure il n’existait pas. Le commissaire général, Aboubacar Kerson Kéré, dresse un bilan de maturité et se projette déjà vers l’avenir.‎‎

Depuis plus d’une décennie, cette tribune célèbre parfaitement la femme burkinabè dans ce qu’elle a de plus noble notamment son engagement, sa détermination et son apport concret au tissu socio-économique national. Le passage à la barre des onze ans d’existence est non seulement une victoire symbolique, mais aussi le témoignage d’un parcours de résilience.

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‎‎Un bilan de satisfaction après onze ans de parcours‎‎

À l’issue de la cérémonie, le promoteur Aboubacar Kerson Kéré n’a pas caché son soulagement et sa fierté devant le travail accompli. Interrogé sur le bilan de cette onzième halte, il a exprimé un sentiment de profonde satisfaction : « Si nous sommes déjà à 11 éditions, c’est un rendez-vous annuel, donc 11 ans d’existence, 11 ans de parcours. C’est vrai qu’il y a encore du chemin à faire, mais nous sommes satisfaits. » Cette longévité démontre l’ancrage de l’événement dans le calendrier culturel et social du Burkina Faso.‎‎

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L’innovation au cœur des distinctions : 20 catégories à l’honneur‎‎

Le comité d’organisation a décerné, au cours de cette 11e édition, 20 trophées répartis entre dix catégories, allant du « Coup de cœur » à l‘« Art culinaire », en passant par le « Développement local » et le très convoité « Super BUMO Award ». C’est d’ailleurs dans cette dynamique que Adja BONKOUNGOU reçoit son trophée du super BUMO des mains du parrain artistique des BUMO 11, Malgr-naaba KISTO KOINBRÉ.‎‎

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Cette année, le jury a décerné des trophées à vingt lauréates, issues de secteurs d’activité variés. Au-delà des distinctions classiques, la structure a su se renouveler en intégrant des branches professionnelles inédites. Des domaines comme l’immobilier, l’art culinaire, la musique et l’entrepreneuriat général ont été mis en avant, aux côtés de prix spécifiques dits « coups de cœur » et de catégories d’honneur. De nouvelles catégories, notamment dans le secteur bancaire, ont fait leur apparition pour cette édition, élargissant le spectre de reconnaissance par rapport aux dix années précédentes.‎‎

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Le choix des lauréates obéit à des règles définies en amont par les organisateurs. Face à la multitude de profils, le jury procède à une sélection ciblée. « BUMO est une cérémonie de distinction des femmes dans divers domaines d’activité. En une seule édition, on ne peut pas choisir tous les domaines », rappelle le commissaire général. Pour être retenue, chaque candidate doit justifier d’un minimum de cinq ans d’exercice continu dans son secteur d’activité, et presenter un profil de modèle capable d’inspirer les jeunes générations désireuses de suivre la même trajectoire.‎‎

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Une reconnaissance morale indispensable dans un contexte difficile

‎‎Dans un environnement économique de plus en plus complexe, la tenue même de l’événement relève d’un tour de force. Aboubacar Kerson Kéré reconnaît que cette 11e édition a été difficile à matérialiser en raison du désengagement ou de la rareté des partenaires financiers traditionnels : « C’est une édition qui a été difficile à réaliser dans un contexte où les sponsors et les partenaires se font rares. Mais je pense quand même que lorsqu’on a toujours la volonté de faire honneur aux femmes, on a toujours cette énergie-là de braver toutes les difficultés pour leur donner ce sourire-là. »

‎‎L’impact des « Burkina Mousso Oscars » se mesure avant tout sur le plan humain. Pour les organisateurs, l’essentiel réside dans la reconnaissance publique du travail de ces femmes. Cette distinction leur apporte une légitimité morale indispensable, une validation institutionnelle qui fortifie leur engagement et valorise leurs efforts à leur juste valeur.‎‎

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Cap vers la 12e édition

‎‎Le rideau peine à tomber sur cette édition que le comité d’organisation se tourne déjà vers l’avenir. Les perspectives de la douzième édition sont annoncées avec une série de réformes et de nouveautés destinées à consolider les acquis de l’événement. Bien que le promoteur préfère garder le secret sur les détails techniques, il donne d’ores et déjà rendez-vous au public et aux professionnels des médias pour le premier samedi du mois de juillet 2027.

‎‎Les contours de ces innovations seront dévoilés plus précisément au cours d’une prochaine conférence de presse de lancement. En attendant, le comité s’attelle à tirer les leçons de cette édition pour maintenir le standing de ce carrefour d’excellence au féminin.

Par Hervé ILBOUDO lemergenceculturelle.com

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