S’il faut dresser une liste des événements culturels ambitieux en matière de programmation artistique, le « FESTIMO-Ouid-toghin en Fête » occupera une place de choix. Depuis ses débuts, aucun détail n’a été négligé pour faire de ce tremplin une véritable tribune d’expression. Le commissariat général détient visiblement la formule de ce succès. À l’approche de la 4e édition, prévue du 18 au 21 juin 2026 à Ouid-toghin, les organisateurs affichent leur sérénité tout en peaufinant les derniers détails techniques.

Les préparatifs du « Festival International des Musiques de Ouagadougou » (FESTIMO) entrent dans leur phase active. Selon Iwaoga SIMPORÉ, directeur du festival et responsable de Simpo Services International, la logistique est déjà très avancée. « Nous sommes à 75 % de matériel fin prêt. D’ici là, nous allons commencer les installations. Nous n’attendons plus que les festivaliers », confie-t-il, en invitant les habitants de Ouagadougou et de l’ensemble du Burkina Faso à se mobiliser pour ce rendez-vous.

Une édition de consolidation
Pour cette année, la direction assume un choix stratégique axé sur la maturité et la capitalisation des acquis. « Nous avons voulu parfaire ce que nous avons déjà fait. Malgré les retours positifs, nous constatons qu’il y a encore des manquements », explique Iwaoga SIMPORÉ. Des projets comme des masterclass sont reportés aux éditions futures afin de donner la priorité absolue à la consolidation de l’existant.

La culture face aux réalités nationales
Le « FESTIMO » reste ancré dans les réalités sociales du Burkina Faso. Le thème de cette année : « Culture, cohésion sociale et développement local », s’inscrit dans la continuité directe des éditions précédentes, reflétant les défis sécuritaires et sociaux actuels. Pour les organisateurs, maintenir cette thématique est une nécessité face à la persistance de la crise.

Côté programmation, le festival confirme sa dimension internationale avec la participation d’une tête d’affiche étrangère majeure. Selon Mister Ninja, membre de la formation des Players et Président du Comité d’Organisation, le public retrouvera sur scène des artistes locaux de premier plan tels que Smarty, Floby, Amzy, Tanya, ou encore Kayawoto, etc.
Au-delà de la musique urbaine et de la variété moderne, cette édition met un point d’honneur à valoriser le patrimoine traditionnel. Dès la cérémonie d’ouverture, plusieurs troupes folkloriques (Warba, Kasséna, Dodo) venues de diverses régions du pays se succéderont. Une belle complémentarité artistique pour promouvoir véritablement la culture burkinabè et toutes ses entièretés.
Sur ce, le compte à rebours est désormais lancé et nous vous donnons rendez-vous du 18 au 21 juin prochain à Ouid-toghin.
Par Hervé ILBOUDO lemergenceculturelle